Le centre historique de Mexico CDMX, au cœur de l’histoire mexicaine

Le quartier Centro Historico n’est constitué au total que d’une petite douzaine de rues, aussi bien dire rien quand on compare à l’immensité de cette mégapole qu’est Mexico CDMX. Et pourtant, dans cette poignée de rue les visiteurs peuvent littéralement lire dans les édifices et les vestiges d’édifices la quasi-totalité de l’histoire du Mexique.

Le Centro Historico de Mexico a été le centre historique de la ville fondée par les Aztèques, au XIVe siècle. La légende dit que les Aztèques, peuple autrefois nomade, a vu sur les bords du lac salé de Texcoco un aigle perché sur un cactus en train de dévorer un serpent, une image en tout point semblable aux légendes transmises au sein de la tribu depuis des générations (c’est d’ailleurs ce même aigle de légende que l’on retrouve sur le drapeau mexicain actuel). Il n’en fallait pas plus aux Aztèques pour décider de fonder à cet endroit leur capitale.

Aujourd’hui encore, le visiteur peut retrouver des traces de cette implantation aztèque au coeur du Centro Historico. Même si tous les édifices ont été rasés suite à la conquête hispanique et les pierres utilisées pour construire des églises et autres édifices, les fondations de certaines constructions ont réussi à survivre au passage des siècles. Le Templo Mayor, vestige de la grande pyramide aztèque située au coeur de la ville, est à un jet de pierre de la Cathédrale Metropolitana, construite par les conquistadores espagnols, achevée elle au début du XIXe siècle.

C’est du centre historique de Mexico CDMX que partent les grandes routes qui sillonnaient autrefois le pays, la route Tenayuca qui part vers le nord, la route Tlacopan, qui prend la direction de l’est et les routes Iztapalapa et Tepeyac, respectivement orientées vers le sud et l’ouest.

Considéré comme l’un des centres historiques les plus spectaculaires et remarquables d’Amérique, le Centro Historico a été inscrit au Patrimoine culturel de l’humanité par l’UNESCO en 1987. On y compte pas moins de 1500 édifices à valeur artistique ou historique, tels que des bâtiments religieux, civils, hospitaliers ou administratifs, des centres de soins, des établissements d’enseignement, des centres culturels ou des immeubles d’habitation.

Le promeneur qui s’y aventure ne peut manquer de remarquer la richesse unique du lieu et d’y relever l’ensemble des influences qui ont contribué à créer le Mexique moderne que l’on connaît aujourd’hui. Des ruines de la civilisation aztèque à l’imposante architecture hispanique, en passant par les œuvres colorées d’artistes comme Diego Rivera ou l’entrée d’une bouche de métro typiquement parisienne, ce quadrilatère raconte à lui seul de très grands pans de l’histoire d’une ville unique, d’un pays fabuleux.

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